Mivasocial pour la promotion des talents en Afrique

« Travailler à la visibilité professionnelle de son talent/activité avec Mivasocial, le Réseau social africain ». C’est le thème de la seconde causerie de Café Médias Plus de ce vendredi 6 juillet 2018. Il était question pour les invités de cette causerie de présenter Mivasocial et ses visions. 
Shérif Mensah, Directeur Réseau Togo a expliqué qu’il s’agit d’une plateforme web et réseau social mise sur pieds pour dispatcher toutes les informations sur l’Afrique. Il fait remarquer que Mivasocial œuvre pour la promotion de l’Afrique. « Nous avons longtemps utilisé les plateformes des d’autres, il faut que nous mêmes nous nous lançons dans notre propre plateforme pour la visibilité de l’Afrique d’où sortent des talents qui ne se font pas révéler ». Il ajoute qu’en Afrique, « Nous avons de la création mais la visibilité n’existe pas. Il faut repenser et donner la visibilité à l’Afrique ». Mivasocial est créé, selon son Co-fondateur Jean-Marc Kouevidjin, « en vue de faire connaître au monde les réalités en Afrique ». Pour lui, « il y a beaucoup de choses qui freinent le développement de la jeunesse ». C’est pour cela, qu’« il faut lui donner un outil permettant de l’aider ».
« Créé en 2003, au début, c’était Star 53. Nous avons Mivasocial qui réunit le réseau social de chaque pays africain », rappelle-t-il. « Il faut que nous comprenions que le développement vient de chaque personne ». Pour lui, « en se connectant sur la plateforme, il faut penser à soi et à ce qu’on peut apporter à soi-même et à son pays. On a pensé qu’on peut le faire si les politiques n’y arrivent pas ».
Plusieurs outils sont disponibles pour la cause. « Nous avons développé plus de 40 outils pour l’Afrique », a précisé le Co-fondateur avant d’ajouter : « L’Afrique se développe de façon objective et réelle. Il faut donc qu’on aille ensemble ». Car soutient-il « ensemble, on devient une force qui peut impacter le monde. Le talent africain doit se révéler pour une meilleure visibilité, pour l’avantage de tous ». Nasser Falana, Co-fondateur de Mivasocial, se réjouit de cette opportunité pour faire découvrir Mivasocial. « Avec les journalistes, on peut tout faire. Ensemble on peut mieux faire. Ensemble on peut aller très loin. Nous devons nous aider à y arriver », a-t-il déclaré.
Le Directeur Régional de Mivasocial, Désiré K. Agbanzoumè fait remarquer qu’ « Aujourd’hui on ne peut pas véritablement travailler sans une visibilité sur le web ». Mais il ajoute que « avoir de visibilité, c’est avoir du succès grâce à la masse. Il faut du savoir-faire et il faut travailler à cela. C’est pour cela que nous avons développé Mivaweb ». Il ajoute qu’ « avoir de la visibilité, c’est soigner son image. C’est de travailler à son référencement. C’est développer sa présence sur les réseaux sociaux. C’est travailler entre vos clients et vous ». Pour lui, « c’est plus d’une vingtaine de programmeurs qui ont réfléchi pour développer une plateforme d’identité pour faire la promotion de l’Afrique ». M. Agbanzoumè explique que « Mivasocial est une plateforme qui partage automatiquement ce qui est posté sur ça. Et plus de 3,5 millions reçoivent automatiquement ce qui est posté ». 
Pour Jean-Marc Kouevidjin, « nous ne sommes par une compagnie qui est là pour donner seulement. Il y a certains outils qui sont à accès payants. C’est déjà des ressources ». Selon lui, « 90% sont gratuits mais 10% payants. Ce qui permet non seulement le développement mais aussi de maintenir le cap et gérer les serveurs ».
Jean-Marc Kouevidjin dira que l’autre chose important est que pour celui qui a son site hébergé par Miva, « il ne faut pas forcément qu’il attende un webmaster pour le travail. Nous mettons tout à sa disposition et lui montrons les choses élémentaires lui permettant de mettre à jour un certain nombre de choses. » Selon lui, Mivasocial a plus de 300 serveurs. « Notre objectif, c’est l’Afrique. Vous avez une place dans Miva. Nous avons créé des outils selon le besoin et la demande », précise-t-il. « Nous aimerons voir le logo de Mivasocial sur tous les réseaux partenaires. A long terme, que Miva soit l’Afrique. Simplement, ‘’Miva c’est toi’’ », souhaite le Co-fondateur. 
Découvrir Café Médias Plus
Café Médias Plus est le tout premier club press du Bénin. Fondé en Mars 2014, il est le fruit de la collaboration entre l’Institut Médias et Développement (Imd) et Kauris d’Afrique, deux organisations des médias et de la culture. Il se veut un lieu d’échange et de partage, de défense de la profession, de réflexion sur l’évolution des métiers de la presse, et le meilleur relais d’information pour ses membres. 
A la fois press club et plateforme de services pour les professionnels de l’information, Café Médias Plus est un lieu unique et neutre où chacun peut côtoyer l’autre dans le plus grand respect de son indépendance.
Aujourd’hui, il se révèle être une solide passerelle entre les professionnels de l’information et de la communication et les acteurs politiques, économiques, culturels et sociaux.
Au Bénin, l’information reste moins renseignée puisque chacun y va de son mieux. Dans ce cadre, nous avons trouvé important de fédérer les expériences afin de débattre entre nous des maux qui minent le secteur et les différentes formes de traitement d’informations. A cet effet, il a été mûri au sein d’un comité restreint de professionnels des médias afin de mettre sur pieds un creuset qui réunirait tous les journalistes et consommateurs des médias. Loin d’être un club de discussions entre quelques professionnels des médias, Café Médias Plus constitue une plateforme de diverses activités au profit de la presse béninoise. Le plus connu est la causerie initiée dans ce cadre qui reste l’un des cadres officiels de discussion entre et avec les médias. 
Il s’agit d’une rencontre hebdomadaire réunissant des professionnelles des médias autour de deux causeries dont la première relative à la presse et les maux qui minent la corporation. La deuxième causerie reçoit diverses catégories de personnalités du monde politique, économique, culturel, sportif de la société civile ou non afin d’échanger avec la presse sur les questions d’actualité. Cette deuxième causerie permet aux professionnels des médias de mieux cerner le contour de la question et de traiter autrement et avec soin les faits d’actualité. 
Café Médias Plus, c’est tous les vendredi à partir de 10h à la Maison des médias, à Cotonou. 
Giscard AMOUSSOU

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Start-up de la semaine : Mivasocial, un réseau social pensé pour les Africains

Par Edmond D’Almeida

La start-up fondée par les Togolais Jean-Marc Kouevidjin et Nasser Falana rêve d’interconnecter les populations africaines pour contribuer au développement du continent. La plateforme revendique 250 000 comptes enregistrés en trois ans. Ses promoteurs espèrent mobiliser des investissements de l’ordre de 1 million à 10 millions de dollars afin d’accélérer la croissance de Mivasocial.

Jean-Marc Kouevidjin et Nasser Falana sont des Togolais installés aux États-Unis depuis près d’une décennie. Mais ils passent désormais plus de temps en Afrique (au Togo et au Bénin) qu’au pays de l’oncle Sam.

Tout commence en 2013 avec un constat : bien qu’il y ait des réseaux sociaux utilisés sur le continent par des millions d’Africains, aucun n’est ancré dans le quotidien des habitants, estiment les deux entrepreneurs togolais.

De la page à « selfies » à l’e-commerce

Les deux associés décident de concevoir une plateforme dont la vocation première est de « faire gagner le continent ». Les deux fondateurs s’autofinancent et investissent près de 20 000 dollars dans la réussite de leur projet. Togosocial voit le jour en mai 2013, suivent des déclinaisons au Bénin, en Côte d’Ivoire ou au Kenya, qui sont toutes intégrées à Mivasocial.com en 2015 avec une ambition panafricaine.

Cette plateforme sociale qui revendique aujourd’hui près de 250 000 utilisateurs – principalement au sein de la diaspora africaine en Europe et en Amérique du Nord – veut valoriser le continent à travers la mise en avant de ses différentes cultures, de l’art, de la technologie et du potentiel commercial africain. Un objectif encore très général qui se concrétise de façon un pue confuse à l’ouverture de Mivasocial.com.

Des applications très variées s’y côtoient : des actualités africaines, des blogs, une galerie de « selfies » ou encore une page d’achat et vente de biens de consommation.

Une foison d’utilisations totalement assumée par les fondateurs, qui entendent positionner leur « Facebook 100 % africain » dans le commerce, l’art, le journalisme, le financement participatif, l’éducation, la messagerie instantanée, la télévision, la radio en ligne et les solutions d’hébergement de sites.

“Toutes les applications gravitent autour du réseau social qui constitue la valeur humaine de la plateforme. Plus le réseau grandit, plus les autres applications grandissent avec. Le réseau est donc l’application la plus utilisée par les membres Mivasocial”, expliquent les fondateurs. Viennent ensuite le chat, Mivachat, la Miva TV pour les vidéos, puis le commerce en ligne.

Une dizaine d’employés et volontaires aux États-Unis, au Togo et au Bénin

De là à perdre les usagers ? Non, répond Jean-Marc Kouevidjin, ingénieur de réseau et spécialiste des télécommunications. Son ambition est d’offrir une identité propre aux passionnés des réseaux sociaux sur le continent, et ce en brisant les frontières. « Nous voulons voir un marchand au Nigeria vendre à un Kényan de Nairobi par un canal proprement africain », indique l’entrepreneur.

Les fondateurs tablent aussi sur les synergies et les rebonds d’une application à l’autre. « En regroupant les cibles sur une plateforme, cela devient plus facile de coordonner des actions sociales, de leur présenter des produits, de promouvoir des services, de faciliter le commerce en ligne, l’interaction sociale et la valorisation des efforts des africains », expliquent les promoteurs de Mivasocial.

L’entreprise a aujourd’hui ses bureaux aux États-Unis, au Togo et au Bénin et emploie une dizaine de personnes, qui pour l’heure interviennent sur la base du volontariat. Les charges, de l’ordre de 14 000 dollars par mois environ (serveurs, infrastructure, développement…), sont couvertes par le chiffre d’affaires qui jusqu’à présent a fluctué entre 16 000 et 25 000 dollars par mois.

Le but premier pour Mivasocial est de parvenir à se développer selon ses prévisions, dans chaque marché national puis en tant que moteur de promotion de l’Afrique aux yeux de la diaspora africaine.

Mivasocial joue des coudes face aux géants internationaux

Pour ce faire, la plateforme veut se singulariser sur un marché africain et jouer des coudes avec les géants mondialisés (Facebook, Instagram, Twitter, WhatsApp, Skype…) mais aussi les e-commerçants plus africains tels Jumia et Konga.

Une ambition qui semble sous doute démesurée dans un premier temps, mais selon les promoteurs de cette plateforme, sa conception technique permet d’augmenter considérablement le nombre d’usagers sans risque de crash.

« Mivasocial est conçu à la base pour être extensible et capable de supporter plusieurs millions d’utilisateurs dans sa configuration actuelle », disent les deux fondateurs.

A fortiori, Mivasocial n’entend pas tout faire seul. Des partenaires pourraient par exemple y brancher d’autres solutions.

Une levée de fonds en discussion

La prochaine étape consiste à rechercher des financements externes pour faire connaître leur produit sur le continent. Leur objectif rêvé d’ici 2020 est d’atteindre plus de 10 millions d’utilisateurs à travers le monde. Pour y arriver, un financement de 1 à 3 millions de dollars devra être levé avant fin 2017 ou au plus tard en 2018. Puis un autre tour de financement de 5 à 10 millions de dollars sera nécessaire en 2019. Des discussions sont en cours avec deux investisseurs potentiels, insistent les promoteurs de Mivasocial, qui ne souhaitent pas pour l’instant dévoiler leur identité.

Les ressources mobilisées financeront dans un premier temps une campagne poussée de marketing. Mivasocial ayant atteint son volume d’usagers actuels par le seul bouche-à-oreille, une action publicitaire au Nigeria, en Côte d’ivoire, au Kenya ou en Afrique du Sud pourrait booster son audience. Le reste des fonds levés irait à l’ouverture d’autres bureaux dans plusieurs pays africains stratégiques.

Source : http://www.jeuneafrique.com/354650/economie/start-up-de-semaine-mivasocial-reseau-social-pense-lafrique/