Alerte : Les braquages de nuit s’intensifient de nouveau à Lomé

Petit à petit, quelques agressions du passé commencent par resurgir à Lomé la capitale togolaise. Nous faisons cas ici des braquages surtout de motos qui s’opèrent presque toutes les nuits dans certains quartiers de Lomé, dans des zones obscures ou plutôt très peu exploitées à certaines heures de la nuit. Le fléau suscite beaucoup d’inquiétudes au sein des populations dont la majeure partie revient tard après le travail ou des soirées organisées entre proches ou d’autres évènements (veillées de prière, funèbres…etc) auxquels ils prennent part. La nécessité de renforcement de mesures sécuritaires dans les quartiers et surtout la prudence des uns et des autres devient inévitable.

Depuis que tout individu mal intentionné peut aller braquer une banque et repartir tranquillement sur une moto les armes à la main, ceux qui n’ont pas encore atteint ce degré peuvent se permettre de se défouler sur les honnêtes citoyens  dans les coins de rue avec des machettes pour arracher leurs motos et fuir tranquillement. En toute impunité et s’évadant librement dans la nature leur nombre s’accroît et les basses besognes se répètent de quartier en quartier.

Ces phénomènes de plus en plus répétés souvent en fin d’année deviennent déjà monnaie courante en ce début de deuxième moitié de l’année, sans que ces « bandits de grands chemins » ne soient nullement inquiétés.

Disposant de plusieurs tactiques, ils s’agglutinent parfois dans des coins sans électricité au beau milieu de la nuit attendant tout bonnement qu’un malchanceux emprunte la voie. Une fois arrivé à leur niveau, ils font preuve d’une violence inouïe, avec des yeux lippus qui n’ont rien à envier aux drogués sur le propriétaire de la moto qui est obligé de rendre sa moto si non grièvement blessé s’il ose opposer une résistance. Ceci peut parfois conduire à la mort au cas où le propriétaire est un « dur à cuire ».

Certains font des signes de torches comme s’ils étaient de la sécurité et si par vigilance le propriétaire fait un demi-tour rapide, ils sont à même de lancer de loin leurs machettes ou l’arme blanche pour espérer atteindre la cible car l’objectif est bien clair : « tous les moyens sont permis pour voler une moto ».

D’autres peuvent se permettre de suivre le conducteur jusqu’à destination et c’est au moment de rentrer à la maison qu’ils font le sale coup comme celui survenu le samedi 27 juillet dernier à Amadahome( Adidogomé-Lomé) dans le secteur 4e zone non loin de l’Hôtel Elie Palace : 

J’avais déposé cette nuit ma collègue devant sa maison et le temps qu’elle n’ouvre le portail; dans quelques secondes, trois individus armés de machette sur une même moto ont surgi de face et ont arraché ma moto ainsi que le sac de la collègue…

 , nous a confié une des deux victimes qui a préféré gardé l’anonymat.

C’est l’occasion pour la population de redoubler de vigilance au retour, les nuits en étant plus prudents et d’éviter les rues ou chemins non exploités et sombres afin de minimiser les risques surtout que personne n’est à l’abri.

Les patrouilles togolaises reconnues pour « emmerder » d’honnêtes citoyens dans les nuits et surtout prenant plaisir à faire la ronde pratiquement dans les coins où habitent les autorités du pays doivent faire abstraction de peur pour chercher “les nids” de ces délinquants qui ne sont pas prêts à travailler et à gagner honnêtement leur vie, leur faire face en sillonnant régulièrement les coins susceptibles d’être douteux, histoire de les décourager en les arrêtant et en leur infligeant de bonnes corrections.

Dans cette même perspective, une question se pose, celle de savoir si ce n’est pas certains de ces mêmes engins à deux roues volées qui sont liquidées aux vendeurs de motos au bord des routes et qui les exposent à longueur de journée ? Nous en reviendrons.

 

Hpoint A.