Campus de Lomé : La Cité C toujours en mode « balbutiement »

Chaque année universitaire, le Campus  de Lomé accueille de nombreux nouveaux bacheliers dont certains n’ont aucune famille d’accueil dans la capitale et parfois peu de moyens pour s’offrir un cadre idéal. Les chambres des cités constituent alors le « Sésame » tant désiré pour garantir une année universitaire commode. Fort est de constater que malgré la demande de plus en plus impérieuse, la cité C condamnée il y a environ deux ans pour réhabilitation, continue de demeurer un casse-tête chinois. Pas de signe précurseur véritable de reconstruction en vue d’un espoir de la part des étudiants. Le cadre approché laisse apparaître des résultats peu  ordinaires. « Qu’est-ce qui n’a pas marché ? », poserait- on comme question.

Depuis environ deux (2) ans, la Cité C du campus universitaire de Lomé laisse apparaitre un début de réhabilitation à l’instar de « sa voisine »  la Cité B finalisée dans les sillages  de 2015. Hors mis les nouveaux tuyaux placés, des cabines cassés pour élargir l’espace à occuper et du sable dans les allées, le reste donne l’impression d’un édifice de Syrie ou d’Irak en pleine guerre.

Les lits et les étagères de ce complexe de deux étages sont superposés dans le désordre le plus absolu dans les salles de révision.

La devanture laisse apparaître des briques de construction entassées et qui attendent probablement l’ordre des maçons pour répondre  au motif  de leur présence.

Aussi dans les allées et certaines chambres, observe-t-on des vieux documents et feuilles dispersés çà et là ainsi que des pots de WC modernes en lambeaux, le tout dans une poussière inédite.

Des vieux vêtements à même le sol, en complicité avec des matières fécales de longues dates n‘hésitent pas à parfumer certains coins tandis que les murs décolorés par la pluie et le soleil offrent des fenêtres nues avec des fissures de part et  d’autres.

A l’entrée même du bâtiment, un préservatif utilisé il n’y a pas longtemps; ce qui serait probablement  le chef-d’œuvre de ces  jeunes qui transforment ce cadre non exploité en un fief de rendez-vous d’amour.

Bref ce bataclan d’insalubrité n’offre pour le moment aucun espoir d’accueillir  du  monde en quête de logement dans un futur proche.

Pourtant s’il faut uniquement faire avec ces chambres doubles ou uniques vu le nombre sans cesse renouvelé des postulants, beaucoup d’efforts se doivent d’être inscrits à l’ordre du jour pour améliorer la condition de ces jeunes cadres de demain.

Tout laisse croire que les moyens ont tari et qu’il n’y a plus d’espaces dans l’université pour construire d’autres cités tout en prenant le soin d’aménager les vieux bâtiments. Le peu qui s’exploite s’obtient difficilement.

Et pour se faire compter parmi les heureux élus de l’année, des méthodes moins conventionnelles n’hésitent pas parfois à entrer en jeu. Il  faut avoir une connaissance ou un proche-parent dans l’administration : « J’avais déposé mes dossiers  pour   l’obtention d’une chambre en début d’année à la cité n’avait pas marché. Il y a trop de demandes et les relations aussi jouet beaucoup. Sans membres de famille ou proche parents dans l’administration, c’est toujours difficile. Parfois il faut des pourboires. C’est vraiment dommage surtout qu’il n’y a plus de  nouvelle construction en ce sens et que le réaménagement  de la cité C est toujours à la case départ », disait un universitaire.

On peut comprendre dès lors que tout est à refaire et que le plus tôt serait le mieux si l’administration universitaire pense vraiment à la réussite de ces  jeunes étudiants enquête de logement.

La balle est dans le camp de ces autorités universitaires qui préviennent rapidement les forces de l’ordre quand ils apprennent que les étudiants  organisent une assemblée générale.

Espérons que le bien-être des étudiants sera dorénavant la préoccupation première de ces dirigeants.

A bon entendeur, salut !

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