Le campus de Lomé s’électrifie peu à peu

Peu à peu, le campus universitaire de Lomé subit des mutations. Après quelques nouveaux bâtiments au Nord pour l’accueil du nombre sans cesse grandissant de nouveaux bacheliers, on note tout le long des passages réservés aux passants des poteaux électriques.

Des poteaux très rapprochés les uns des autres sont équipés avec des Led reliés aux plaques solaires, qui selon la structure qui s’occupe des travaux « a une durée de vie de 10ans ».

Vérité ou mensonge le temps nous le dira mieux. Mais en entendant, les étudiants sont moins préoccupés par cette installation même si ces lumières devront leur permettront d’être plus à l’aise sur leur chemin après le cours de 20h.

A part les examens qui se font en ce temps, ils sont plus préoccupés par les tranches. En déhors des nouveaux étudiants les anciens n’ont pas eu jusqu’ici la possibilité d’humer l’odeur des billets craquants des banques togolaises : « C’est bien qu’il y ait de la lumière un peu partout sur le campus mais ce n’est pas pour autant qu’on nous refuse nos tranches. Nous avons déjà fait plus de trois mois depuis cette nouvelle reprise d’année académique. Ou bien c’est avec nos tranches qu’ils sont entrain de payer le matériel d’installation ? Nous disons oui au développement mais il faut que l’autorité universitaire sache que ce ne sont pas des cadavres qui viennent suivre les cours. En plus là où nous habitons, c’est quelqu’un qui a construit et lui, il n’attend pas forcément nos tranches avant que son loyer ne lui soit versé », a craché un ancien étudiant.

On comprend dès lors pourquoi la joie n’est pas au rendez-vous. Aussi, la qualité de ces lampes constitue d’autres questionnements.

La consommation du courant électrique serait-elle un souci a-t-elle point qu’on ne mette pas en place des lampadaires vu leur capacité à porter plus loin la lumière ?

Espérons que ce ne soit pas des matériels qui résisteront que deux ans et que les huit années restantes ne seront pas un « campus dans l’obscurité ».

Les travaux d’installations continuent et sont l’œuvre de la société Energy Stam