Interview de l’Artiste de chanson Jazz Vicky BILA

 

BNN : Voudriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

R. Bonjour BNN. Merci de m’avoir accordé cette interview pour faire plus ample connaissance.

Vicky Bila, un nom qui m’a été donné par Thomas Sankara, je suis chanteuse professionnelle. Mon vrais nom est Victoire AMOUZOU. J’ai vu le jour au début des années 60 à Nyékonakpoè Lomé. Je suis mariée et j’ai 2 grands enfants. Je vis en suisse depuis bientôt 30 ans.

 

BNN : Qu’est-ce qui vous a motivé à embrasser cette carrière de musique Gospel ?

R. J’ai la passion pour la musique en générale. Je viens d’une famille chrétienne et très jeune, j’ai intégré la chorale de la jeunesse de la paroisse de Nyékonakpoè. J’aime chanter. Plus jeune, j’avais toujours mon cahier de chant et mon crayon sous la radio, une boite carrée verte avec 2 gros boutons pour le volume et pour la station. Suspendu dans la cour de notre maison, l’état togolais l’avait mise à la disposition de la population pour les informations, des émissions scolaire et la musique. Cette boite à musique est devenue mon meilleure amie, ce qui m’a permis d’avoir une connaissance générale de tous les genres de musique. Le jazz, le blues gospel m’interpellaient plus, ainsi que les grandes voix de Miriam Makeba, Bella Bellow, Aretha Franklin, Mahalia Jackson, Sarah Vaughan, Billie Holiday. Grace à mon oncle qui était musicien bassiste et ingénieur de son à « cineato», j’ai pu me baigner dans la musique de tous les temps, le jazz qu’il affectionnait beaucoup.

Tout présageait à ce que je partage au plus grand nombre ma passion et en faire carrière. Lorsque j’ai commencé à écouter les disques vinyles de jazz dans la collection de mon oncle, et à poser des questions, mon chef d’orchestre wellborn attivor,
a intégré dans notre répertoire quelques morceaux jazz standard, ce qui m’a permis de découvrir de grandes voix féminines de jazz qui sont des pures merveilles et de m’imprégner de leur sensibilité. Il y a une grande liberté d’expressions vocales, une joie dans les notes chantées et une élégance dans les rythmes qui sont aussi endiablés que dans la musique purement africaine. A la suite j’ai remarqué qu’il y a beaucoup de styles de jazz, celui qui vient de la nouvelle-Orléans reflète le blues que j’aime beaucoup et certains styles de jazz traditionnel, c’est pour moi bien plus accessible et m’invite plus à la méditation  que le free jazz. Petit à petit le jazz se dévoile à moi par sa base africaine et depuis, j’en écoute beaucoup et mon entourage familial en Europe sait que l’un des plus beaux cadeaux qu’il puisse m’offrir reste les disques de jazz.

 

BNN : Voudriez-vous partager votre parcours dans ce métier avec nos lecteurs ?

R. Je suis très curieuse de la vie. Je remercie Dieu de m’avoir donné la capacité d’être manuelle et d’aimer l’art dans son ensemble (la couture, la coiffure, le maquillage, la peinture et chanter), d’avoir le plaisir de magnifier la créature de Dieu, la femme et pour seule récompense la satisfaction d’avoir rendu un service impeccable.

La chanson m’a amené à faire la publicité audio et visuelle pour des sociétés multinationales, et de beaucoup voyager. Le métier de mon mari nous a amené aussi à  parcourir le monde, ce qui a enrichi ma connaissance culturelle. J’ai collaboré avec beaucoup d’artistes africains qui venaient au Togo pour faire leur enregistrement à OTODI, le plus performent des studios de la sous-région.

Ayant eu mon bac scientifique, j’ai pu faire en Suisse une formation d’infirmière et de l’hôtellerie pour aider à l’entreprise familiale.

La musique m’a permis de faire de belles rencontres et de faire de belles expériences humaines.

 

BNN : Parlez-nous un peu du Jazz s’il vous plaît ; la Source, le But, la Cible ?

R. Le Jazz est une musique extraordinaire. Une des musiques qu’on peut raconter et conter. La musique de tous les temps.

Dans toute l’histoire du jazz, le lien africain n’est jamais été rompu. Ainsi, l’héritage de la culture africaine, tissé et retissé, a rencontré d’autres cultures et d’autres esprits pour le magnifier et en aboutir au jazz contemporain. Le Jazz doit regagner la maison.

Un Jazz Man disait qu’il y a un lien entre la musique africaine et la musique de toutes les civilisations à travers le monde parce que, l’Afrique a eu la première civilisation. Et la musique africaine est aussi vieille que l’Afrique. Où que vous alliez, la culture africaine et la musique africaine y ont été. C’est quelque chose qui s’est perdu. Il faut que les gens reconnaissent à la musique africaine, son importance. Mais ce lien était là et fut transformé selon les circonstances de différents lieux, temps et personnes. Donc, oui, ce lien est important, il nous faut revenir à l’histoire ancienne, parce que c’est de là que l’on vient…

La source de la musique afro américaine, afro cubaine, antillaise, brésilienne et jamaïcain est l’Afrique… le Rythme est l’Afrique ! En Afrique, vous allez à tel ou tel endroit, vous entendrez un rythme. Les Brésiliens africains ont créé la Samba, les Caraïbes le Calypso, à Cuba, la Rumba et un tas d’autres rythmes. Le Blues, les Spirituals, tous ont des caractéristiques différentes ; néanmoins ils constituent un ensemble, et sont sous l’influence des différents rythmes africains.

Le jazz n’est pas qu’une expérience américaine, c’est un prolongement de la culture africaine avec un mélange de la culture des pays d’accueil des esclaves africains. C’est un mixte de cultures, une musique de liberté. L’Afrique est la source du jazz !

BNN : Trouvez-vous que le public africain aime votre genre musical ou c’est plutôt un genre de musique orienté vers de la diaspora ?

R. Surprise ! Les africains adorent le JAZZ ; les Togolais en particulier, parce qu’ils se retrouvent dans sa musicalité, les occidentaux n’en reviennent pas parce qu’ils s’y retrouvent aussi.

Il faut toutefois reconnaître que le jazz est en général méconnu en Afrique. Il est plus apprécié dans un cercle restreint de personnes, ou considéré comme une musique intellectuelle malgré ses racines noires africaines ; il est presque absent sur les médias du continent noir.

Forte de ce constat, j’ai commencé une démarche d’étude de l’histoire de la musique afro-américaine et du jazz en particulier. Aussitôt, je voulais rendre accessible la musicalité du jazz en Afrique en reprenant des thèmes et titres en leur donnant des textes en langue locale (mina, éwé) en offrant ainsi la possibilité au plus grand nombre de s’imprégner de cette musique qui tire ses racines de l’histoire africaine, de notre histoire.

 

S’en est suivi une écoute assidue de titres connus à grand succès avec leur variation dans les âges et les interprètes avec toujours la même question : Quelle interprétation pourra donner en langue locale le meilleur rendu ?

 

Mon album JazzAfric  est révélateur et invite à la réappropriation culturelle en donnant une tonalité nouvelle, permettant sa diffusion sur les ondes radiophoniques dans l’espoir que mon souhait puisse être réalisé.

 

À l’écoute, il n’y a aucun doute sur l’intérêt qu’il a suscité car l’utilisation de textes originaux sur l’interprétation musicale de standards Jazz arrangée par mes soins et enregistrée en live à Lomé par de jeunes musiciens togolais offre à l’auditeur une émotion partagée tant par les néophytes de ce style de musique que par des oreilles averties. La musique Jazz par définition et de par son origine doit revenir à une audience populaire en Afrique noire.

 

Cette réalité fait partie de l’histoire africaine; libre à nous africains de se réapproprier cette musique en y mettant les couleurs de leur quotidien et surtout de la démocratiser.

J’aurais pu travailler et réaliser cet album avec les américains mais je ne cherchais pas la virtuosité des musiciens mais leurs singularités, leurs sensibilités africaines et musicales.

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai travaillé avec cette petite formation de 5 jeunes musiciens pleins d’énergie, de liberté et de fraicheur ; des passionnés de la musique.

Le travail était collectif et le plus important pour moi, c’est l’intégration de mon idée, de mon objectif, la  compréhension de la définition et le sens du Jazz dans tous les esprits.

Cette musique où tous les instrumentistes sont sur un pied d’égalité. La personnalité des musiciens s’affirme à travers leurs instruments en toute liberté. L’album a été enregistré en live à Lomé.

Dans cet album, il n’y a pas de star ni de vedette. La star c’est la musique, le Jazz. Le Togo est une mine de talents et de musiciens passionnés.

 

BNN : Combien d’album Vicky BILA a déjà lancé ?

R. Six (06) albums. Oui, je sais, ce n’est pas beaucoup. Mais ce n’est pas le nombre qui compte mais la qualité.

 

BNN : Avez-vous quelque chose en vue (single ou album) pour le public très prochainement ?

R. Oui ! Un Album que je baptiserai JazzLégende.

 

BNN : Quels messages véhiculez-vous dans vos chansons ?

R. Des Messages de paix, d’amour, d’espoir et de la réalité de la vie.

 

BNN : Vous avez eu à faire beaucoup de concerts. Pouvez-vous nous en énumérer quelques-uns ?

R. Oui. A l’époque, j’avais des contrats sur l’année et je me produisais 5 jours sur 7 en live avec un orchestre de 8 à 12 musiciens pendant plus de 15 ans. En Europe j’ai des contrats pour des prestations d’entreprises. En été, je fais des festivals et la plupart de mes concerts sont dédiés à récolter des fonds pour divers fondations et associations humanitaires. J’aime chanter en live. Je voulais mettre ma voie au profit des causes humaines nobles ; c’est un choix qui est évident de par ma personnalité.

 

BNN : Vous trouvez ce métier passionnant ou pas ? Quelles en sont les difficultés selon vous?

R. C’est passionnant ! Que de passer des messages à travers des chansons, c’est passionnant. C’est jouissif de chanter. Dans toutes choses que l’ont fais avec passions, il faut s’attendre à des difficultés qui peuvent être un moteur de perfection. J’ai la chance de vivre de la musique. C’est toujours difficile de concilier la vie familiale et la vie artistique. En Afrique, on a les musiciens à la portée de mains. Par contre, des musiciens disponibles en occident, ce n’est pas chose facile. Mais j’aime travailler et chanter avec les musiciens de tous horizons car on apprend la culture et la sensibilité musicales de l’autre.

 

BNN : Faites-vous autres choses en dehors de la carrière musicale ? Quoi par exemple ?

R. Je voulais être puéricultrice après mon Bac mais j’ai fini par faire une formation d’infirmière et hôtelière en Suisse. J’aime faire la peinture et la photographie, j’envisage faire une exposition tout prochainement à Lomé. Ma dernière exposition au palais des congrès de Lomé datait de 1990 ; c’est très loin.

 

BNN : Avez-vous des projets qui vous tiennent à cœur (domaine musical ou social) ?

R. J’ai mis à la disposition des artistes nécessiteux au Togo, un studio d’enregistrement pour donner un coup de main et du matériel pour des vidéos. J’ai créé Joyforpeace qui est une Association pour promouvoir la paix à travers la musique et pour le développement durable.

Ma devise : La joie ne peut que s’éclater parmi les gens qui se sentent égaux, ainsi la joie contribuera à la paix.

 

BNN : L’Artiste de chanson Vicky BILA a-t-elle un conseil à donner à la génération future de la musique JAZZ ?

R. Nous devons nous réapproprier le jazz parce que nous en sommes la source.

Le corps et l’âme de la terre africaine sont la source du jazz Teinté de toutes les émotions exprimées en réaction à un exode forcé.

 

BNN : Quel est votre mot de fin pour nos lecteurs ?

R. Quand vous écoutez le Jazz, le Gospel, le Soul, le Blues, les musiques sacrées, s’il vous plaît, Fermez les yeux. Avez-vous vu l’Afrique ? Voilà la source qui apaise la soif musicale de la planète terre. Alors nous sommes la source !

 

Enjoy …Vive la Musique Africaine.

 

Merci Vicky Bila.

Merci beaucoup de nous avoir accordé votre précieux temps et bonne Journée.

 

La Musique Africaine à la source du jazz

Vicky Bila La Passion De La Musique

La musique africaine désigne généralement la musique des différents pays d’Afrique. Elle est caractérisée par son côté dansant et hypnotique. Dans les tribus africaines, ces musiques ont une grande importance à l’intérieur de leurs cultes idolâtres. Elle permet d’entrer en transe grâce à la répétition rythmique de la musique. Cette musique s’est ouverte aux pays du monde et prend peu à peu place dans les festivals musicaux incitant à la diversité des genres musicaux La Musique au Togo est une forme de communication comme le Negro Spirituals : Langage et Codes secrets d’évasion des esclaves africains américains. Au Togo, la musique est inscrite dans le contexte de la vie quotidienne et de sa culture. Elle tisse un lien entre les personnes de même ou de différente région et entre les hommes, leur Dieu et la nature dont ils sont issus. La musique s’adapte à chaque occasion à laquelle elle devrait être jouée. On aime danser.la danse est diversifiée dans ses coutumes, ses chants, ses contes et rythmes musicaux, le Togo est, sans nul doute, une véritable mine de valeurs culturelles authentiques. La diversité et l’extrême beauté d’un folklore dont chaque région offre, lors de grandes manifestations, de spectaculaires démonstrations de chants et danses que la pratique d’une tradition séculaire a su garder à l’abri de toute dégradation. La danse traditionnelle a une valeur particulière au Togo. Les différentes ethnies ont chacune leurs rites et leurs danses spéciaux. Chez les Ewe par exemple les danseurs entrent en trance au cours de la danse. Chez les Akposso, la danse de mariage est toute particulière et exerce sur le spectateur un certain effet magique. La danse traditionnelle chez les Konkomba aux traditions guerrières est appelée la danse aux cauris. Au cours de cette danse, les acteurs font semblant de se livrer à des combats. Chez les Kabyè, la danse a un aspect mystique et a lieu tous les 5 ans à une date définie par les Dieux. Les griots ont un rôle très important en Afrique. Un griot, un homme qui possède un savoir qu’il transmet la tradition oralement avec ses tambours de génération en génération, une vraie bibliothèque. C’est un patrimoine non écrit, l’un de ces éléments intangibles qui font que des hommes penchent vers l’ordre du minéral ou du spirituel. Des choses que les mots ne peuvent rapporter, qui sont de l’ordre du sensible, une autre forme de communication qui est universelle. C’est comme une lecture avec des et des phrases chantées et contées. La chanson est le lien de la musique à la vie, quelle que soit la transformation historique des formes. En Afrique l’expression vocale ou instrumentale est systématiquement recherché, quite à sortir des canons et règles d’utilisation des instruments occidentaux dans leur technique « classique » : « Parker imitait de très près la voix humaine avec ses hurlements, ses chutes subites, ses couacs et ses sons coulés » Un Jazz Man disait qu’il y a un lien entre la musique africaine et la musique de toutes les civilisations à travers le monde, parce que l’Afrique a eu la première civilisation. Et la musique africaine est aussi vieille que l’Afrique. Où que vous alliez, la culture africaine, la musique africaine y ont été. C’est quelque chose qui s’est perdu. Il faut que les gens reconnaissent la musique africaine, son importance. Mais ce lien était là et fut transformé selon les circonstances de différents lieux, temps, personnes. Donc, oui, ce lien est important, il nous faut revenir à l’histoire ancienne, parce que c’est de là que l’on vient… La source de la musique afro américaine, afro cubaine, antillaise, brésilienne et jamaïcain est l’Afrique… Maman Rythme est l’Afrique ! En Afrique vous allez à tel endroit, vous entendez un rythme, et deux milles plus loin, les gars jouent complètement autre chose. Ils jouent ce qu’ils vivent. Les enfants de l’Afrique en Occident ont plusieurs façons d’exprimer leur attachement à la Maman. Les Brésiliens Africains ont créé la samba, les Caraïbes le calypso, Cuba la rumba et un tas d’autres rythmes. Le blues, les spirituals tous ont des caractéristiques différentes. Néanmoins ils constituent un ensemble, et sont sous l’influence des différents rythmes africains. Le jazz n’est pas qu’une expérience américaine, C’est un prolongement de la culture africaine qui s’est poursuivi au 20ème siècle et dans le 21ème, avec un mélange. C’est un mixte de cultures, une musique de liberté. le jazz que nous connaissons aujourd’hui est la plus haute forme musicale, sur cette planète. C’est évident car tout évolue. Parce que cette dynamique est nourrie du génie noir dans le monde, il faut l’accepter telle que. C’est la musique des dernières décennies.

Nathalie Ahadji, une saxophoniste dans le moulin des Etoiles

Nathalie Ahadji dessine ses notes élégamment. Elles sont inscrites dans une histoire de naissance entre la France, sa culture et son pays de naissance, et son ailleurs, le Togo, pays d’où sont originaires ses parents. Les notes crépitent, elles portent les marques du jazz et des rythmes traditionnels africains. Le saxo ne représente-il pas le jazz dans les pictogrammes ? Nathalie optait pour le violon mais c’est le saxo qui, en la faisant vibrer, l’a choisie. Elle adorait jouer par-dessus les disques de Nat King Cole, écouter Charlie Parker et finalement les sons graves l’ont attiré vers John Coltrane, Dexter Gordon et Lester Young. Cette « sidewoman  » trouve toute sa jouissance dans l’improvisation.

L’histoire de Nathalie Ahadji, c’est d’abord l’histoire d’un h qui s’amuït dans la prononciation de son nom de famille (Ahadji > Aadji) et sa quête permanente de parler la langue du pays d’origine de ses parents dont elle connait quelques sonorités, des rythmes, quelques mots et pas plus. Et très tôt, à l’école puis au Conservatoire de Musique, elle a adopté l’instrument de Coltrane. Le saxophone, c’est d’abord son origine et la musique des noirs américains. Nathalie Ahadji a été habitée dès sa naissance par le jazz. Les vibrations qu’elle ressent à l’écoute du jazz remontent à sa naissance. Elle a été nourrie aux jazz par ses parents. Et depuis quelques années, elle jazze sa vie à la rencontre des artistes togolais, béninois, nigérians, congolais, ghanéens installés en France, Belgique et aux Pays-Bas. Ses notes font palpiter les cœurs. Ses rythmes et son sourire aspirent le public vers les étoiles et la beauté. La beauté des sonorités, la joie de vivre. Le bonheur d’être au diapason tout simplement d’une bonne musique. 90 dates en moyenne s’affichent chaque année au compteur de ses concerts donnés avec d’autres groupes en France, au canada, aux USA et dans bien d’autres pays européens.

Le temps joue pour et contre elle. Aussi paradoxal que cela pouvait l’être, elle est partagée entre son métier et sa vie familiale. Et il faut concilier les deux, trouver les bons créneaux, les bons tempos pour ne pas sonner comme une fausse note dans la symphonie humaine.