Interview: Jad Fozis: « Je suis un rasta…Le reggae je le considère comme une arme puissante qui a permis, qui permet et qui permettra au peuple de revendiquer ses droits »

Des actualités musicales du Togo et d’ailleurs Chaque semaine; c’est le rôle que s’est assigné BNN Mivasocial à travers ses interviews pour le plus grand plaisir de ses internautes. L’élu de cette semaine n’est plus à présenter d’autant plus qu’il  fait ses preuves depuis 1995  : Bienvenue dans l’univers musical de Jad Fozis. François DJADOO de son vrai nom revient cette année avec une nouvelle chez-d’œuvre titrée« Oh Africa ! », la septième (7e) de douze morceaux  avec des reprises et d’imminentes collaborations. l’adepte du reggae nous convie dans cette interview  à une consommation sans modération.

 

BNN Mivasocial : Bonjour Jad

Jad Fozis: Boujour Mivasocial

 

BNN Mivasocial : Un nouvel album de douze (12) titres dans les bacs, peut-on avoir une idée du titre phare ainsi que quelques-uns des autres thèmes débattus dans l’ensemble ?

Jad Fozis: Le titre phare c’est : « I wanna hear it ». Ce titre parle de la déception amoureuse. Il y a plusieurs thèmes variés sur l’album: de l’amour au pardon, de la paix, de la tolérance, de l’état de passagers que nous sommes sur cette terre et de changement de situations de certains enfants après le décès de leurs parents.

 

BNN Mivasocial : « Oh Africa !», un cri de détresse, de soulagement ou une interpellation particulière ?

Jad Fozis: Le titre « Oh Africa !» est une interpellation de prise de conscience à plus de responsabilité  de la part de nos leaders politiques. Je n’ai pas hésité en citant certaines personnalités qui ont fait et font la fierté de l’Afrique comme kwame N’krumah, Nelson Mandela, Sylvanus Olympio, Laurent Gbagbo…

 

BNN Mivasocial : Le remix du titre « Soldat » refait surface. Est-ce une demande spéciale de vos fans ou plutôt une intuition masculine ?

Jad Fozis: C’est une demande de mes fans.

 

BNN Mivasocial : Même la reprise « Blewu » de la diva feu Bella Bello, qu’est-ce qui motive cette reprise ?

Jad Fozis: Je tiens à vous informer que « Blewu » est une chanson qui s’exécute lors des funérailles dans la région des plateaux. Donc elle n’est pas de Bella Bellow. C’est une chanson que ma mère aime beaucoup.  J’ai fait ce remix pour faire plaisir à ma mère et pour aider ma génération à comprendre le texte.

 

BNN Mivasocial : Des concerts au 228 pour faire connaitre les morceaux aux mélomanes ? Bref des perspectives d’avenir …

 

Jad Fozis: J’ai déjà fait un concert de lancement le 03 janvier passé au 228. Il y a d’autres qui sont en cours…

 

BNN Mivasocial : Au total sept (7) albums pour Jaz Fozis; le grand constat est que vos compositions à plus de 60% sont reggae. Il y a-t-il une anecdote derrière ce choix ou tendance ?

Jad Fozis: Je suis un rasta et j’aime trop le reggae. Le reggae, je le considère comme une arme puissante qui a permis, qui permet et qui permettra au peuple de revendiquer ses droits. J’ai fait ce choix parce qu’il  est la « vérité et la voix des sans voix ».

 

BNN Mivasocial : Vous êtes basés en Allemagne depuis des décennies. Doit-on comprendre par-là que la meilleure manière pour réussir en musique c’est de choisir un pays d’adoption ?

Jad Fozis: Non et non. C’est le travail et la foi.

 

BNN Mivasocial : Certains textes à vous donnent parfois l’impression que vous aimez affronter les politiciens. Est-ce  qu’il vous arrive d’être mis en garde (menaces) par les acteurs politiques du Togo ?

Jad Fozis: Celui qui est habité par la vérité est toujours mal perçu. Jésus lui-même a payé les prix.

 

BNN Mivasocial : Jad Fozis est certainement proche des jeunes artistes togolais mais on ne le voit presque pas organiser périodiquement des évènements pour les soutenir. Qu’est ce qui explique cela ?

 Jad Fozis: Je n’aime pas étaler sur les medias mes actes posés; le temps nous le dira.

 

BNN Mivasocial : Un mot pour les fans

Jad Fozis: J’invite les mélomanes à me soutenir, en achetant ce nouvel opus. Je dis merci  à Mivasocial  pour soutien. Blessed.

 

 

Hervé A.