L’UFC menace de traduire la C14 en justice

La mésentente entre l’Union des Forces pour le Changement (UFC) et la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition, concernant l’attribution des places à la CENI prend une autre tournure. Le parti de Gilchrist Olympio s’apprête à amener l’incompréhension devant la juridiction a fait savoir ce lundi, Me Isabelle Ameganvi.

« C’est l’UFC qui a menacé de nous attaquer en justice parcequ’ils ont cru devoir m’envoyer un courrier dans lequel l’UFC réclame non seulement une place au sein des partis de l’opposition parlementaire, mais soutient qu’elle a son mot à dire dans le choix des deux représentants des partis extra-parlementaires de l’opposition et du représentant de la société civile » a confié la présidente du groupe parlementaire ANC au micro de nos confrères de Nana FM.

En effet, l’UFC a demandé à la coalition la reprise du processus de désignation des représentants de l’opposition à la CENI. Et dans une nouvelle lettre, le parti de Gilchrist Olympio fait savoir au groupe des 14 qu’il aura recours à la justice si sa demande n’est pas prise en compte. Mais en ce qui concerne les partis de la C14, il n’y a pas raison de retourner en arrière en ce qui concerne les sièges à la CENI,puisqu’il y a eu un consensus avec la CEDEAO et qui régularise leurs démarches. « Nous attendons que l’UFC introduise un recours si tant est que ce problème est gérable par la justice. Nous, nous avons fait notre part conformément à l’accord qui a été obtenu avec la CEDEAO et donc, nous estimons que ce que l’UFC est en train de faire aujourd’hui ne peut pas remettre en cause l’accord obtenu. Un accord politique est au-dessus des lois d’un pays. Dans la nomenclature des normes juridiques, un accord est au-dessus des normes internes » a affirmé Isabelle Ameganvi.

Notons que selon les propos de la député de l’ANC, l’accord que l’UFC a conclu avec UNIR le parti au pouvoir en 2010, lui offre la posture de mouvance présidentielle. « Si l’UFC a la latitude d’être dans le gouvernement et de soutenir l’action gouvernementale, et d’être dans l’opposition conformément au statut de l’opposition, pourquoi ne demande-t-elle pas à UNIR son allié de lui céder une place? La loi est dure mais c’est la loi. Si elle peut permettre à l’UFC d’être dans le gouvernement et soutenir l’action gouvernementale et d’être au même moment membre de l’opposition, ça veut dire qu’elle peut avoir une place auprès du gouvernement qu’elle soutient et également avoir une place dans l’opposition. Ça fait 10 ans que l’UFC prend toujours une place manu militari à l’opposition et cette fois ci, l’UFC peut aussi réclamer auprès du gouvernement, une place à la CENI » a martelé Isabelle Ameganvi

Elle a ainsi rappelé les critères qui ont joué dans la sélection des représentants de l’opposition à la CENI, dont la compétence et le courage pour faire face à un régime qui organise les élections dans l’intention de ne jamais les perdre.

Ephrem A.

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