Fatoumata Kebe : « Il faut toujours viser la lune car, même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles »

By Alain Okpeitcha

La scientifique franco-malienne Fatoumata Kebe veut révolutionner le domaine de l’astronomie en cherchant des solutions pour éradiquer les débris spatiaux. A 30 ans, cette doctorante en astronomie s’est imposée dans l’univers de l’astronomie. Elle fait partie des 18 « femmes de l’espace »   dont le portrait a été exposé au Musée des arts et métiers et sur les grilles du jardin de l’Observatoire de Paris, l’an dernier.

Pour cette spécialiste de la gestion des débris spatiaux, la passion des étoiles lui est venue très tôt. En effet, dès l’âge  de 8 ans, Fatoumata découvre une encyclopédie d’astronomie dans les affaires de son père. Elle est littéralement fascinée par les étoiles et constellations qui tapissent l’ouvrage. Déterminée à limiter la pollution de l’espace, cette titulaire d’un master en ingénierie a vu ses rêves se concrétiser en 2009, année à laquelle elle a participé à une formation à la NASA. Son immersion dans l’espace sera définitive. « Quand j’ai vu le ciel, j’étais perdue, je n’arrivais pas du tout à me repérer. Je me suis rendu compte que je connaissais la théorie mais que, niveau pratique, c’était zéro », commente-t-elle.

 Au Mali, elle mène le projet « Connected Eco » qui permet aux agriculteurs de connaître l’état de leur sol par le biais de capteurs à énergie solaire.

Vainqueur du concours mondial des jeunes innovateurs de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), Fatoumata Kebe travaille sur une méthode de nettoyage de l’espace et recherche des financements pour mener à bien les tests de faisabilité.

Source: https://ecceafrica.com/fatoumata-kebe-viser-lune-echec-etoiles/#.V3FyuevhCM9

Trois soldats français tués dans le nord du Mali, un lourd tribut pour Barkhane

On a appris, ce mercredi 13 avril 2016, le décès de deux soldats français supplémentaires, après la mort d’un de leurs collègues la veille. Leur véhicule a été touché mardi par l’explosion d’une mine dans le nord du Mali, où la France intervient militairement depuis début 2013. Un hommage national sera rendu aux militaires disparus la semaine prochaine en présence du président Hollande, annonce l’Elysée. Les mines constituent aujourd’hui le principal danger auquel sont confrontés les militaires français sur place.

Depuis août 2015, près d’une dizaine de véhicules de l’armée française auraient sauté sur des mines ou des engins explosifs artisanaux. Selon les médias maliens, dont les bilans sont en partie confirmés par l’état-major français, un véhicule de la force Barkhane avait déjà sauté le 25 mars dernier près de Gao ; un autre, banalisé, avait subi le même sort le 14 février à Kidal, blessant ses occupants ; et quelques mois plus tôt, une patrouille des forces spéciales (VPS) avait sauté sur une mine dans cette même ville de Kidal, conduisant à la mort d’un commando de COS rapatrié en France.

De toute la zone d’opération de la force Barkhane, le nord du Mali reste le secteur le plus dangereux. Mardi 12 avril, ce sont trois militaires qui ont été frappés, bilan le plus lourd depuis Serval. Les trois Français étaient de « l’arme du train », membres d’un convoi logistique chargé du ravitaillement des bases dans l’extrême-nord du pays. Un rôle militaire capital dans ces régions isolées, sans lequel aucune action ne serait possible, puisqu’il faut compter entre 6 et 10 litres d’eau par soldat et par jour d’opération sur place, sans parler du carburant, des munitions, des pièces de rechange, etc.

Parti de Gao, le convoi frappé se rendait à Tessalit, pour rejoindre les quelque 250 soldats français régulièrement présents sur cette base opérationnelle du nord du Mali. Soixante véhicules progressant lentement sur une route difficile, une cible facile à repérer. Le blindé de tête a sauté sur une mine à quelques kilomètres du camp de Tessalit. Jusqu’ici, les véhicules de l’avant blindé (VAB), qui ouvrent les convois, avaient pourtant plutôt bien tenu le coup contre les bombes enfouies dans le sol. Parce qu’ils sont blindés, déjà, et parce que leur forme permet de casser quelque peu le souffle d’une explosion venant d’en dessous.

Pour Barkhane et la Minusma, ce n’est pas une découverte non plus ; cela fait de longs mois que les mines PRB M3 notamment, en provenance de Libye, ralentissent les opérations. Parallèlement, les experts notent une sophistication croissante des dispositifs de déclenchement des bombes artisanales et l’apparition de quelques missiles anti-chars. L’armée française venait d’ailleurs de décider de déstocker des véhicules hautement protégés, les Aravis, qui n’ont plus été utilisés depuis les opérations en Afghanistan. Des études sont également en cours afin de renforcer le blindage de certains véhicules et améliorer la détection des objets suspects sur les pistes régulièrement empruntées par la force.

Dans le cas présent, on ne connait exactement ni la composition de l’explosif utilisé, ni la nature des blessures qui ont entraîné la mort de ces trois militaires. Si l’utilisation d’engins enfouis dans le sol est devenu l’un des modes d’action privilégié des jihadistes qui opèrent dans la région, c’est parce que ces derniers refusent le contact direct avec la force Barkhane. Ils savent qu’en la matière, « ils ne font pas le poids », explique-t-on du côté de l’état-major. « Donc, ils utilisent des modes d’actions indirects », précise-t-on. Une stratégie de l’évitement, certes, mais qui est en fait une méthode des actions de guérilla, telles qu’on les connait depuis des années.

RFI

EN DIRECT. Attaque à Bamako : 138 otages encore dans l’hôtel

Bamako (Mali), vendredi. Des soldats maliens ont pris position à proximité de l’hôtel radisson Blu où des terroristes retiennent 138 personnes en otages.

Bamako (Mali), vendredi. Des soldats maliens ont pris position à proximité de l’hôtel radisson Blu où des terroristes retiennent 138 personnes en otages.
Une attaque terroriste suivie d’une prise d’otages vise ce vendredi matin l’hôtel Radisson de Bamako, au Mali. L’armée a mis en place un périmètre de sécurité autour de cet établissement. C’est dans cet hôtel que descendent habituellement les officiels occidentaux séjournant au Mali, dont de nombreux Français.
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Selon les autorités maliennes, l’attaque est menée par deux jihadistes qui parleraient anglais. Cette attaque aurait déjà fait 3 morts et plusieurs blessés graves. Le personnel d’Air France qui résidait dans l’hôtel a été sécurisé, a prévenu la compagnie aérienne française.

Une section d’intervention du GIGN a été dépêchée sur place. Officiellement, 30 otages ont été libérés.

15h40. Des ressortissants allemands et belges dans l’hôtel. Parmi les sept nationalités présentes, deux Allemands ont réussi à sortir de l’hôtel, a indiqué le ministère des Affaires étrangères, sans préciser si d’autres ressortissants séjournaient dans l’établissement. Quatre Belges étaient présents au moment de la prise d’otages, selon les autorités belges, qui n’ont pas indiqué s’ils faisaient partie des otages.

15h30. Un assaillant abattu ? Selon Clément, un ressortissant français qui témoigne sur BFM TV, l’attaque a commencé tôt le matin dans la rue puis s’est déplacée à l’intérieur de l’hôtel où la sécurité et les terroristes ont échangé des coups de feu. A 8h30, les forces maliennes ont commencé à exfiltrer les résidents. En sortant, ce témoin a vu le cadavre d’un jihadiste.

15h15. Le Pentagone confirme l’intervention des forces spéciales américaines. Selon CNN qui cite le ministère de la Défense américain, une équipe «contribue à évacuer les civils tandis que les forces maliennes nettoyent l’hôtel». Un membre du Raid serait aussi impliqué dans l’assaut.

Le ministre de la Défense a lui annoncé l’envoi de forces spéciales, potentiellement celles pré-positionnées à Ouagadougou, au Burkina Faso voisin. Elles sont arrivées à l’hôtel vers 14 heures.
14h50. Des officiels algériens parmi les otages libérés. Au moins six haut fonctionnaires, dont des agents du DRS (services secrets) et des diplomates, étaient présents dans l’hôtel. Ils étaient venus veiller à l’application de l’accord d’Alger entre la Coordination des mouvements de l’Azawad et le gouvernement malien selon la Tribune de Genève qui cite des sources onusiennes.

Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, a confirmé cette information.

14h40. Des blessés «très graves» évacués par les pompiers. C’est ce que nous rapporte un témoin, joint par téléphone, qui se situe à une centaine de mètres entre le Radisson Blu et le Palais des Sports, où les forces de l’ordre amènent peu à peu les anciens otages.

14h35. 125 clients et 13 membres du personnel toujours dans l’hôtel, selon Reuters qui cite la direction du groupe hôtelier.

14h34. Les jihadistes contrôleraient un étage du Radisson et l’assaut est toujours en cours.

14h31. Les assaillants n’avaient pas de voiture diplomatique, dément le ministère de la Sécurité. Interrogé par Jeune Afrique, la source précise que les jihadistes « sont rentrés dans l’enceinte de l’hôtel au même moment qu’une voiture munie d’une plaque diplomatique, sur laquelle ils ont ouvert le feu ».

14h27. Un Chinois raconte le début de l’attaque. Selon un touriste chinois, interrogé par l’agence officielle Chine nouvelle, après les premiers coups de feu vers 07h30, suivis de «fusillades» sporadiques, «une odeur de fumée s’est répandue dans les couloirs et les chambres, l’internet a été coupé et la réception de l’hôtel ne répondait plus aux appels téléphoniques».

14h26. Calme mais tendu aux alentours. Selon un commerçant voisin, qui a l’habitude de fournir les cuisines du Radisson Blu, l’ambiance est très tenue, «les gens sont très inquiets» et attendent de savoir si l’un de leurs proches fait partie des otages. Le dispositif policier est selon lui très important et une sorte de base arrière s’organise dans le Palais des Sports, à quelques mètres de l’hôtel. En revanche cela fait plus de deux heures qu’il n’entend plus de détonnations.

14h24. Un gardien de l’hôtel grièvement blessé par balles. Au moins trois gardiens de l’établissement ont été blessés, selon un secouriste à l’AFP. Un journaliste de l’AFP a également vu un policier blessé par balle.

Sc. Le Parisien

Mali : l’ONU exhorte le gouvernement et les rebelles touaregs à appliquer le cessez-le-feu ONU(2267) – Kidal(246) – rébellion touarègue(198) – gouvernement malien(109) Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Crise malienne | Mali : l’ONU exhorte le gouvernement et les rebelles touaregs à appliquer le cessez-le-feu

Les Nations unies ont mis la pression jeudi sur le gouvernement malien et les groupes armés du Nord du Mali. Le Conseil de sécurité a demandé aux deux parties d’appliquer le cessez-le-feu signé vendredi dernier.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé, jeudi 29 mai, au gouvernement malien et aux groupes armés du Nord d’appliquer “totalement” et “de bonne foi” le cessez-le-feu qu’ils ont signé vendredi, a indiqué la présidence sud-coréenne du Conseil après des consultations à huis clos.

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Les 15 membres du Conseil ont “salué les efforts du président de l’Union africaine” qui a servi de médiateur entre Bamako et la rébellion touarègue. Toujours selon la déclaration de la présidence, ils ont aussi “réitéré leur plein soutien à la Minusma (mission de l’ONU au Mali) dans ses efforts pour contribuer à la stabilisation du Mali et au lancement de négociations de paix sincères sur la base de l’accord de Ouagadougou”.

Vendredi, le président de l’Union africaine (UA), le chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, avait arraché aux deux camps un cessez-le-feu, réclamé par la communauté internationale depuis la reprise le 17 mai de combats meurtriers, qui s’étaient soldés mercredi par la déroute de l’armée malienne à Kidal.

(Avec AFP)