Librairie par terre : les étudiants font des choix particuliers

Chaque année académique, toute une panoplie de documents ou de supports de cours sont recommandés aux étudiants afin qu’ils soient dans les conditions idéales pour une belle réussite en fin d’année. Parmi ces matériels didactiques, bon nombres sont vendus directement par certains départements, certains délégués d’amphis, des particuliers sans oublier les librairies par terre, avantageuses grâce aux coups de leurs articles qui sont souvent à la portée de la plupart des étudiants. La grande remarque est de se rendre compte que les librairies par terre vendent plus de livres hors programmes académiques que d’autres. Que vont-ils acheter réellement ces étudiants chez les vendeurs dont les « boutiques » sont à « ciel ouvert » ? C’est l’occasion de le découvrir à travers ce sujet.
Installées dans le campus et aux alentours du campus universitaires de Lomé, les librairies par terre jouent un rôle capital au cours de l’année académique universitaire.
Elles constituent de véritables pôles de vente ou de raccourcis aux prix accessibles pour la plupart des étudiants.
On y trouve des bouquins de toutes sortes : des documents de programmes et ceux qui sont hors programmes; ce qui réduit aux concernés la distance à parcourir s’il faut plus d’énergie et de temps à effectuer avant tout achat peut être plus cher que ce qui lui est proposé tout juste à côté.
Ainsi les magazines, les romans policiers, les documents sentimentaux, voire sensuels, les bandes dessinées, les carnets comportant les textes de chansons de stars planétaires, des documents en anglais, histoire, français, géographie…tous font bon ménage en tant que « livres d’occasion ».
Il n’est pas surprenant de voir les filles sauter à première vue sur les Arlequins et les SALT qu’elles passent entre elles du moment où la gente masculine chérisse pour la plupart les magazines sportives et les romans policiers.
Cependant quelles sont les types de bouquins qui attirent plus l’attention des étudiants ? Et pourquoi c’est plus un genre et non l’autre ?
En dehors du caractère de formation, et d’information que les livres procurent, ils sont également source de divertissement pour être à l’abri de l’ennui et du vice.
A la cantine du campus Sud, communément appelée : Gayibor, les étudiants ont la possibilité de nourrir à la fois leur ventre et leur cerveau pourvu qu’ils aient la volonté, à en croire le vendeur de livre de cette cantine : Francis .A. alias : « Venez me tricher » : « Cela fait à peu près 15 ans que je vends des livres au campus de Lomé. Depuis que tout le monde a commencé par faire des recherches sur l’internet, notre vente a baissée. Les étudiants ne s’accrochent plus aux livres comme auparavant. Et quand les jeunes viennent manger ici à Gayibor, je les motive à nourrir aussi leur cerveau, pas rien d’autre que leur ventre. Nous faisons régulièrement la promotion des livres. Il arrive qu’on vende des bouquins à 200F à 100F. Et les documents les plus vendus sont les arlequins, les SALT et les romans policiers », disait le commerçant
Le choix est donc clair en ce qui concerne la passion de l’ensemble de ceux qui se donnent à cœur joie à la lecture. On pourra même dire que si les documents de programmes scolaires n’étaientt pas une obligation ou indispensables pour la réussite, ils pourront moisir quelque part dans les tiroirs au détriment des bouquins de distractions.
Le divertissement étant un pont capital qui draine vers la meilleure façon de se recharger pour mieux apprendre ses cours, il est tout de même important de ne pas en dépendre au point d’oublier l’essentiel:les cours.
Un emploi du temps fait en bonne et due forme serait un atout favorable pour ne pas se laisser surprendre en fin de compte.
Comme le dit souvent l’adage, « la fin d’année se prépare dès la rentrée scolaire ».
A bon attendeur, salut !