LE PARI DE PASCAL

Le Pari de Pascal
Parier sur l’avenir, sur l’éternité ? L’idée nous paraît saugrenue. Mais Pascal était probablement soucieux que tant de gens bien-pensants passaient totalement à côté de ce qui devrait être la chose la plus importante de leur vie. Lui qui avait découvert Dieu en cette nuit mémorable du 23 novembre 1654, et dont il écrit le souvenir dans son ‘mémorial’, cousu dans son manteau et découvert presque par hasard après sa mort.

Passer à côté de la ‘béatitude’, de la vie éternelle dont parle le Christ, n’est-ce pas un risque trop grand ? N’avons-nous pas beaucoup trop à perdre ?

Bien sûr, mathématiquement il y a sans doute à ergoter sur le pari de Pascal. Sauf que l’éternité sans Dieu et l’éternité avec lui ne sont vraiment pas dans la même catégorie. Et cela mérite réflexion.

Voici une présentation simplifiée du pari de Pascal :
(trouvée sur : http://www.esraonline.com/index.php?pagination=view_article&id=99)

“Faut-il croire en Dieu, ou pas ? Qu’est-ce qui est le mieux ? Blaise Pascal nous fait une petite démo. Premier point : Cet article n’est que le fruit d’une expérience réalisée par Blaise Pascal, philosophe du XIIme siècle. Ce “pari” est tiré de ses Pensées , où il soulève un instant la question de l’existence de Dieu. Il n’y a aucune connotation religieuse : je ne pousse pas à croire ou non : je tiens à rapporter les paroles d’un grand homme. C’est de la pure logique. Blaise Pascal a appelé cela : le pari sur Dieu.

Prenons deux joueurs : un athée, et un fervent croyant en Dieu, ou en une quelconque force supérieure.
Le croyant va obligatoirement parier sur le fait que Dieu existe, donc :

si Dieu existe, il accèdera au paradis et au bonheur éternel pour l’avoir soutenu.
si Dieu n’existe pas, il ne se passera rien. Aucune réaction ou récompenses, pas de châtiment non plus. Rien. Néant.

Prenons maintenant l’athée qui, lui, va parier sur l’absence de Dieu, donc :

si Dieu existe, il sera châtié, envoyé en enfer, pour avoir renié son créateur.
si Dieu n’existe pas, il ne se passera rien. Aucune réaction ou récompense, pas de châtiment non plus. Rien. Néant.

Préféreriez-vous avoir pris le risque que soit il ne se passe rien, soit vous êtes heureux, ou alors le risque que soit il ne se passe rien, soit vous vous faites châtier ?

Voilà ce qui prouve que si quelqu’un parie pour l’existence de Dieu, il a plus de chance de s’en sortir que quelqu’un qui parie contre. On peut prendre ce pari comme de la croyance. Ce n’est que de la logique. C’est juste que s’il existe, il vaut mieux croire. Personnellement, je crois, mais pas en une religion dite “prête à penser”. Voilà, je pense qu’il existe une entité supérieure.

Après, c’est à vous de voir.”