Le germe de blé et le blé germé, les aliments des centenaires

Au cœur de l’épi C’est principalement dans le germe que se trouvent accumulées les substances les plus précieuses et les plus vitalisantes du grain de blé.

Il s’y trouve:

  • des produits phosphatés particulièrement assimilables,
    • des sels minéraux en abondance, tels le fer et le magnésium. Ce dernier métal y est présent à la
    dose très élevée de 400 mg pour 100 g de germes;
    • des protéines complètes qui contiennent, en justes proportions, tous les acides aminés indispensables
    à la vie;
    • des oligo-éléments tels que le cuivre, le zinc, le manganèse k
    • des vitamines très nombreuses et, en particulier, les vitamines A, BI, B2, E et PP.

Un seul inconvénient.

Étant donné sa composition, le germe de blé constitue, en fait, l’une des meilleures sources naturelles
de fer, de magnésium, de protéines rares et de vitamines B et E.

Parmi les vitamines qu’il renferme, il n’y a que la vitamine C qui n’existe qu’en faible proportion.
Le germe de blé et le blé germé: au cœur de l’épi C’est un aliment équilibrant dans les états dépressifs,
les surmenages de toutes sortes, les convalescences, les anémies, la grossesse et la lactation.
Il favorise la digestion, régularise les fonctions intestinales, agit comme tonique du système nerveux
et de la nutrition. Son seul inconvénient est qu’il n’est pas suffisamment riche en calcium par rapport à sa teneur élevée en phosphore, et son unique contre-indication est l’hypertension artérielle, car il est légèrement hypertenseur.

Comment l’utiliser?

Les adultes en prendront 2 ou 3 cuillères à dessert par jour, 1 à chaque repas. Les enfants en  consommeront 1 à 4 cuillères à café, selon l’âge (1 cuillère environ par 3 ans d’âge). Pour les nourrissons de 6 mois à 1 an, 2 petites cuillères à café, en 2 ou 3 fois, suffiront.

Selon l’état physiologique de la personne concernée, il est possible d’augmenter ces doses.
Une combinaison gagnante Les propriétés toniques et vitalisantes du germe de blé sont accrues avec le blé germé. La germination exalte en effet, les pouvoirs vitaminiques et diastasiques du germe.
Les rhumatisants, les goutteux, les arthritiques gravement atteints, qui ne tolèrent pas le pain complet,
ne ressentent aucun inconvénient à consommer du blé germé.

Comment le préparer?
Pour le préparer, disposez des grains de blé dans une assiette et recouvrez-les d’eau, afin d’assurer
leur gonflement. Dès que ce résultat est atteint – ce qui a lieu au bout de 24 heures en été et de 36 heures en hiver -, lavez les grains de blé dans plusieurs eaux.
Les jours suivants, bornez-vous à humecter légèrement l’ensemble des grains, sans former une couche
liquide superficielle. Vous éviterez ainsi un début de pourriture, ce qui se produit quand le blé est noyé dans un excès d’eau.

Comment le consommer?

Consommez le blé germé au début du repas, de la façon suivante :

  • 1 cuillère à soupe pour les adultes,
  • 1 cuillère à dessert pour les adolescents,
  • 1 cuillère à café pour les enfants et les personnes  âgées.

Avant de les avaler, mâchez les grains le plus longtemps possible, jusqu’à ce qu’ils prennent dans
la bouche un goût sucré. Cette saveur – un peu inattendue en pareil cas – correspond à une saccharification partielle de l’amidon.

Pour les personnes dont les dents sont très abîmées, il convient de piler le blé germé dans un bol puis d’absorber  le produit broyé, après l’avoir longuement mastiqué.

Pour les malades, les jeunes enfants et les nourrissons, réduisez-le en purée très fine et mélangez le
avec du miel.

Il est prudent, avant de le faire germer, de laver abondamment le blé acheté dans le commerce. En
effet, il est souvent traité par des antiseptiques et des insecticides. Au besoin, adressez-vous directement à un fermier.

Source: http://lesalimentsdescentenaires.blogspot.com/2010/08/le-germe-de-ble-et-le-ble-germe-au.html

Le Togo recourt au quinoa pour la sécurité alimentaire

Le gouvernement du Togo, impliqué dans un projet sous-régional, mené en partenariat avec l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentationet l’agriculture (FAO), se prépare à introduire le quinoa dans ses champs afin d’améliorer la sécurité alimentaire dans le pays.

A en croire Ouro-Koura Agadazi, le ministre togolais de l’Agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique, cette plante originaire de l’Amérique du sud sera cultivée d’ici à quelques mois dans les champs du pays.

Le processus devant aboutir à l’introduction de cette plante auprès des paysans, se met petit à petit en place grâce au projet dénommé “Assistance technique pour le renforcement du système alimentaire du quinoa”, financé par la FAO au profit de six pays : Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Togo.

Déjà, les différents tests d’adaptabilité aux sols et aux climats du Togo de cette plante dont on connaît la capacité de résistance à de rudes conditions climatiques comme la sécheresse, ont été réalisés dans trois régions du pays, par l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA).

Les résultats de ces expériences sont concluants et ont même été partagés par les différents acteurs du projet en présence du Cameroun, à l’occasion d’un atelier tenu à Lomé (Togo), le 29 octobre 2015.

Ce sont les qualités nutritionnelles du quinoa qui amènent les Etats impliqués dans le programme à proposer la culture de cette plante aux paysans aux côtés des nombreuses autres espèces végétales déjà cultivées dans le pays.

“Le quinoa a une double teneur en protéines et contient beaucoup de vitamines (B1, B2, B3, E), de minéraux (K, Fe, P, Mn, Mg, Zn et Ca), d’huiles de bonne qualité insaturées, de fibres, d’amidon de bonne qualité”, explique Enrique A. Martinez, chercheur au Centre d’études approfondies des zones arides (CEAZA) du Chili

Il ajoute que “cette plante contient 20 acides aminés, y compris les huit éléments essentiels que les humains ne peuvent pas fabriquer”.

Le quinoa pousse avec très peu de pluies ou d’irrigation ; il est ainsi parfaitement adapté pour faire face au changement climatique et il donne de bons rendements sur des sols pauvres et bien plus sur des sols fertiles

Amadou Coulibaly
Chercheur, IPR/IFRA, Katibougou-Mali

Elle a aussi, dit-il, des propriétés fonctionnelles qui facilitent une bonne régénération des neurones, le renforcement des muscles, la baisse du niveau de stress et d’anxiété et la production de lait maternel.

“Le quinoa aide à lutter contre le diabète, l’hypertension, la fatigue, lesmaladies de la prostate, et il rend la femme plus fertile”, renchérit Amadou Coulibaly, chercheur à l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou au Mali où cette plante est cultivée depuis 2007.

Des qualités qui expliquent la cherté du quinoa dont le kilogramme, sur le marché européen, coûte 10 euros (environ 6 600 FCFA).

Au Togo, les chercheurs indiquent que l’alimentation est caractérisée par de faibles apports protéiques et lipidiques et que le quinoa pourrait corriger ces carences.

“Je pense que son introduction réfléchie sera positive pour les agriculteurs et les consommateurs et pour le pays tout entier”, affirme Amadou Coulibaly.

Précisant que sa résine cosmétique constitue aussi un insecticide efficace contre les nématodes, les bactéries et les larves des anophèles.

Mais, l’introduction de la culture du quinoa peut aussi constituer une sorte de réponse aux perturbations liées aux changements climatiques.

“Il pousse avec très peu de pluies ou d’irrigation ; il est ainsi parfaitement adapté pour faire face au changement climatique”, explique Amadou Coulibaly qui ajoute “qu’il donne de bons rendements sur des sols pauvres et bien plus sur des sols fertiles”.

Selon les chercheurs, cette plante qui sert à se nourrir et à se soigner est recouverte d’une résine amère appelée saponine, qui éloigne naturellement les oiseaux et n’a pas besoin de traitement à base d’insecticide pour être cultivée.

Source : http://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/agriculture/actualites/togo-quinoa-securite-alimentaire.html