Akporode Abinoro ou l’art de la sculpture avec des cuillères

 

Akporode Abinoro est un artiste plasticien nigérian dont le génie transforme des objets usuels en œuvres d’art. La matière première dont le Nigérian tire ses sculptures est constituée exclusivement de cuillères. Ses œuvres sont, pour le sculpteur, un moyen pour dénoncer les maux qui minent la société tels que la discrimination des genres (sexes) et la dégradation de l’environnement.

Pour concevoir ses œuvres, Akporode Abinoro collecte lui-même ses cuillères dans les rues de Lagos, ou en achète parfois chez des fournisseurs. Il peut utiliser jusqu’à 5 000 cuillères pour une œuvre en fonction de la complexité de cette dernière. « Pour ramasser des matériaux pour ses sculptures ou son art, il faut être en mesure de voir que ça correspond à votre thème. Quel que soit le thème, les cuillères sont pratiques parce qu’elles me donnent l’illusion de plumes d’oiseau. Donc le choix des cuillères me vient probablement de ma passion pour les oiseaux, mon amour pour les oiseaux », explique l’artiste.

Le temps de travail nécessaire au plasticien nigérian pour achever une œuvre est d’environ une semaine et la valeur de ses créations oscille entre 1000 et 1 500 $. S’il est reconnu pour ses sculptures, Akporode Abinoro est aussi un peintre qui intègre plusieurs accessoires à ses toiles.

Source : https://ecceafrica.com/akporode-abinoro-art-sculpture-cuilleres/#.V3oUjOvhCM8

« Campagn’Art » apporte l’art en campagne grâce à Sokey Edorh et Tété Azankpo

Togo  – Le projet Campagn’Art qui consiste pour Sokey Edorh et Tété Azankpo, deux artistes plasticiens de faire « sortir l’art de ses sentiers battus », sous la bénédiction financière du Fonds d’Appui à la Culture (FAC), a offert au public « mordu » de l’art contemporain une exposition de vernissage et une table-ronde à Agou (100 km au nord-ouest de Lomé), a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Pendant plusieurs heures, les amoureux de l’art plastique composés d’étudiants, d’artistes et de journalistes, ont eu à contempler 40 œuvres des deux plasticiens issus de deux générations différentes et à discuter autour du thème « la place d l’artiste plasticien dans la société togolaise aujourd’hui ».

« En tant que troisième œil de la société, nous avons initié ce projet pour calmer les esprits, imaginer autre chose que les gens ne voient pas d’habitude. C’est donc une occasion de sortir l’art de ces sentiers battus pour l’amener vers des lieux faiblement touchés », a déclaré Sokey Edorh qui fait ses œuvres à partir de qu’il appelle « l’unité cosmique ».

Au cours de la table-ronde animée par l’artiste Eric Cham, le constat a été fait que la place de l’artiste plasticien au Togo « n’est pas une grande place » et il importe que la création artistique profite au Togo.

Selon l’animateur de la table-ronde, « l’artiste plasticien ne peut mériter sa place que s’il arrive à fédérer le plus grand nombre de personnes ».

Plusieurs interrogations ont été portées au grand jour à savoir, « quel est le rapport que le plus petit Togolais a à voir avec l’artiste ? », « est-ce le discours ou le contenu du travail de l’artiste qui n’attire pas assez ? » ou c’est plutôt parce que « les œuvres des artistes sont tournées vers l’occident ou prennent-elles en compte les réalités du Togo ».

Longtemps resté en marge de l’accompagnement de l’artiste, l’Etat togolais s’est doté en 2011 d’une politique culturelle et a mis en place le Fonds d’Aide à la Culture dont le montant est de 400 millions de francs cette année pour accompagner les initiatives des artistes.

L’exposition de vernissage du projet Campagn’Art qui est à sa première édition, se fera du 5 au 12 avril prochains.

Par: Telli K.

Source : Afreepress