Pic d’Agou : La route totalement délabrée

L’un des sites touristiques du Togo qui suscite l’attention d’un grand nombre de monde venu du pays ou d’ailleurs est le Pic d’Agou; le plus haut sommet du pays qui a donné son nom à la préfecture de ce milieu : la préfecture d’Agou. L’accès au site toujours payant jusqu’à nos jours se dégradent jours après jours et des questions se posent par rapport à la gestion de cette ressource qui devrait en réalité permettre une éclosion économique du milieu et du pays en général. A qui sont réellement destinés les sous perçus dans la cabine à l’entrée et qui donne droit aux périples de la montée ?

Chaque année, le sommet le plus haut du Togo, communément appelé : « Pic d’Agou » attire un grand nombre de monde à sa découverte. Ils s’agit notamment des étrangers tout comme des groupes de patriotes venus dans le milieu pour ne pas se faire raconter ce qu’ils observent à 12 km en prenant la route qui y mène, soit à 9 km en prenant les raccourcis en direction de la forêt tout autour.IMG_2747
Chose étonnante, ce joyau de 986 mètres d’altitude qui suscitait tant d’admirations cache des surprises désagréables dues à l’état « abracadabrant » de la route qui y mène. Depuis quelques décennies, la route est devenue impraticable ce qui fait que certains engins n’arrivent plus à conduire jusqu’au sommet du pic.
Beaucoup de crevasses par ci et par là, si non de gros trous, la voix presque inexistante à certains endroits et les branches d’arbres ont pris d’assaut la totalité de certains compartiments qui ne laisse qu’apparaitre que de petits espaces dangereux car les reptiles pourront en faire leur fief.
A peine deux kilomètres parcourus, la réalité du terrain emmène certains conducteurs à éviter un certain nombre de risques. Les pieds prennent le relais et la distance laisse de mauvais souvenirs.
Tout laisse croire que l’aménagement du site s’arrête aux antennes qui servent de relais de télécommunication et bien surveillées par des agents de sécurités en civil sur le pic.
La curiosité étant avant tout la raison qui draine les touristes à la découverte du lieu, ils ne manquent pas tout de même d’exprimer leur mécontentement par moment d’autant plus qu’ils payent pour obtenir l’aval : « Nous sommes surpris du fait que la route qui mène au pic est carrément dans un état de délabrement sans précédent. Nous avons essayé d’avoir des réponses quand nous étions arrivés au niveau de la sécurité. Malheureusement ils n’ont pas voulu dévoiler grand choses. Mais nous savons quand même que c’est la préfecture qui perçoit ces sous. La preuve c’est la préfecture qui nous a donné le papier d’autorisation avant qu’on ne paye à l’entrée les fameuses 5500Fcfa. C’est dommage que rien de tout cela ne contribue à améliorer l’état de cette route abimée totalement, qui devrait être un profit pour notre pays et drainer plus de monde », nous a confié un citoyen revenu du haut avec son groupe.
S’il est vrai que c’est la préfecture qui s’occupe de la gestion de ce patrimoine qui n’est pas gratuit pour ceux qui y mettent leurs pieds, que fabriquent-ils réellement avec le contribuable ?
Est-ce ce qui sert de salaire pour les agents de sécurité qui surveille le cadre ou un joyau « ni vu ni connu » pour la préfecture ?
Tant de questionnements qui suscitent et méritent beaucoup plus de clarté car si cela continue, d’ici une décennie et demie encore il n’y aura plus de semblant de route qui mènerait au pic et chacun va devoir payer son hélicoptère pour y rendre.
Tout ceci donne une mauvaise image de «l’or de l’humanité » et le manque de volonté de la part de ces administrateurs de prendre leur responsabilité.
A bon entendeur, salut !