Les grands hôpitaux togolais plus malades que les patients

« Un esprit sain dans un corps sain », dit souvent un adage. L’homme dans son complexité se retrouve par moment embarrassé ou désemparé quand un seul petit membre ou organe de son corps ne fonctionne pas bien, d’où l’existence des hôpitaux pour palier à ces surprises désagrébles que ce soit dans les villes ou dans certains coins les plus réculés du pays. Force est de constater que malgré l’ existence de grands hôpitaux en charge par l’état togolais, ils sont souvent très mal équipés en matériels de soins, de personnel soignant et manquent terriblement d’hygiène. Notre enquête nous a permis de poser plusieurs questions : Le manque de qualité de soin est- t’il lié au salaire dérisoire des soignants ? Les médecins des hopitaux ont-ils tous la vocation de prendre soin des patients ou sont-ils entrés dans le métier par la force des choses ? Avec les sous faramineux dépensés à tout bout de champs, qu’est ce qui empêche réellement le gouvernement togolais d’équiper résolument les grands hôpitaux en vue de permettre et de faciliter aux malades un soin adéquat ?Tant d’inquiétudes qui laissent croire que d’ici quelques années, les patients risquent de sombrer dans l’auto-traitement si les autorités du pays ne fassent pas des efforts supplémentaires pour que les hôpitaux redeviennent des modèles.

Depuis quelques années, la remarque est bien claire dans la plupart des hôpitaux et et centres médico sociaux du Togo. Voici le décor planté : les machines ou matériels destinés au soin souffrent d’une vétucité extraordinaire qui laisse indésiré. On peut entre autre faire allusion au CHU Campus dont l’appareil destiné au scanner tombe régulièrement en panne, ce qui emmène les docteurs à recommander aux malades des cliniques qui en disposent à des coûts parfois exhorbitants.

Au moins 65.000F CFA à dépenser en 30 minutes tout au plus, salaire de deux (2) mois de quelqu’un qui devra payer cash avant toute intervention sachant que même ceux qui font partie de l’Institut National d’Assurance Maladie se comptent au bout des doigts.

Toujours au CHU Campus, l’unique appareil d’échographie tombe régulièrement en panne alors que chaque jour, cette analyse est demandé aux patients qui ont des problèmes pelviens et bien d’autres.

« On aurait pu avoir deux à trois appareils d’échographie par hôpital, le problème ne se ferait pas ressentir », a laissé entendre une malade qui devra se chercher ailleurs pour son analyse. Vu le nombre de patients souvent alignés pour cette annalyse, n’est ce pas évident que d’autres nouveaux appareils s’ajoutent à  « l’éternel engin qui date depuis des décennies » ?

Au CHU Sylvanus, tout est encore pire. Les places manquent aux patients. Les chambres ne sont pas tous ventilés et les malades capables de se déplacer fuient la chaleur pour se reposer à l’air libre.

Quant à la traumatologie, elle donne habituellement envie de vomir par ses odeurs hors paires ou de traumatiser le visiteur. L’éternelle question qui surgit est de savoir à quoi sert réellement les énormes sous que fait l’hôpital et le sors reservé aux multiples dons qui viennent de l’étranger pour la prise en charge des malades ? Sont-ils systématiquement revendus aux cliniques ou servent ils d’objet d’ornement des  salons des cadres qui les reçoivent ?

Les toilettes sont souvent sales et incitent les malades à faire des jours sans la moindre  envie de chier.

L’eau de robinet et des toilettes tombent régulièrement en panne et ce ne sont que des sachets de pure water qui viennent secourir surtout les femmes pour leur toilettes intimes.

A tout ceci, associe ton le comportement du personnel soignant qui agissent parfois comme « des chiens arragés ». Par moment, des caissiers jusqu’aux soignants, ils deviennent une casse-tête chinois pour les malades.

En effet dans quelques CMS de la capitale, on observe des caissiers passifs qui passent beaucoup de temps avant de délivrer un seul bon alors que la maladie n’attend pas et que les autre sont en fil indien attendant que leur tour ne vienne.

La grande surprise est de se rendre compte que des amis par moment passe pour discuter si non faire des comérages avec ceux-ci du moment ou les patients ployent sous la douleur.

Le “mindèfrerisme” ayant gagné le terrain il’y a belle lurette, ne cesse de grandir sous d’autres formes, toujours est il qu’il faut avoir un proche à l’hôpital ou chanceux pour que les soins ne soient rapides.

Narcissisme ou machiavélisme, il est parfois difficile d’admettre que ceux qui ont juré grace au serment d’ Hyppocrate que la prise en charge du malade serait leur première préoccupation deviennent du jour au lendemain hyper insensible face aux souffrances des pauvres malades.

Un seul médecin à la consultation, et le patient hurlant peut faire une (1) heure à (2) deux heure avant de se faire prendre en charge et s’il n’a pas suffisamment de ronds ou de papiers, il n’a pas droit aux premiers soins.

Et chaque jour, c’est une colère grandissante pour la population : « Il n’ y a rien que je puisse détester hors mis l’etat dans lequel les malades sont traités dans les hôpitaux. Si on est pas en mesure de recevoir les premiers soins en attendant la mobilisation des ressources, a quoi servent donc tout ce que nous payons comme impôts ? Pour une seringue, on attend que tu ailles d’abord l’acheter et donc si tu n’a pas 100F tu peux facilement mourir. L’état n’a qu’à cesser de penser à ces propres poches. L’OTR ramasse des milliers de sous chaque jours et payent très bien ces employés. Si nos sous doivent servir à payetr les autres pour que nous même nous continuons de galérer, ça ne vaut pas la peine. En plus il faurt être en bonne santé pour se déplacer. Qu’on remplisse les hôpitaux de bons instruments avant de penser à ces routes qui ne finissent jamais d’être construites », a laissé entendre un homme très revolté en revenant du CMS de Cacavéli.

L’autre aspect très important est de voir certains médecins surtout les plus jeunes de toucher à longueur de journée leur appareil cellulaire rien que pour « whatsapper » et répondre aux multiples conneries qui leur sont parvenus ou adressées par l’entrmise des groupes dans lesquels ils se trouvent.

Le soin qui devrait être apporté au malade afin qu’il soit guéri à 50 %  avant tout autre intervention est plutôt accodé aux androids et smartphones qui malheureusement ne sont que des machines. on sourit devant son appareil et quand le patient débarque, les mines sont renforcées.

Le moins que l’on puisse dire est que les hôpitaux togolais sont plus malades que les patients eux-mêmes et ce n’est pas parce que les autorités malades se soignent à l’étranger comme l’avait si bien souligné l’ancien premier ministre Ahoumey Zounou dans l’une de ces interventions au moment des troubles de 2014  qu’il ne faut pas équiper les hôpitaux.

Gouvernement, médecin tout le monde doit prendre ses responsabilités pour que les hôpitaux ne deviennent pas à la longue de « l’enfer sur terre ». Le salaire de ces derniers doivent pouvoir les aider pour qu’ils ne desertent pas tous les hôpitaux publiques en vue de créer leur propre clinique.

L’équipement des hôpitaux de matériels de soin en grand nombre s’avère aussi indispensable et tout le personnel soignant ayant pris la résolution de sauver des vies humaines doit pouvoir aller jusqu’au bout.

A bon entendeur, salut !